Les ports et abris du Cap-Sizun

Onze escales toniques, de part et d’autre de l’étrave déchiquetée de la Pointe du Raz, pour approcher l’âme du Cap-Sizun en découvrant ces havres immémoriaux accrochés à flanc de falaise !

Les ports

Le port de pêche d’Audierne

Le port d'Audierne

Le port d’Audierne

La criée Quai Jean Jadé Plouhinec 0298707044
Affaires maritimes 1, rue Lamartine Audierne 0298700333
Comité local des pêches Quai Jean Jadé Plouhinec 0298707080

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Le port de plaisance d’Audierne

Le port de plaisance

Le port de plaisance

Capitainerie : A. Bossennec Mairie Audierne 0672917052
Ass. Audierne Plaisance Mairie Audierne 0298702770

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Le port de plaisance de Ste Evette

Le port de plaisance de Ste Evette-© Eric Le Bras

Le port de plaisance de Ste Evette-© Eric Le Bras

Capitainerie Saint Evette Esquibien
Ass des Plaisanciers du Goyen Saint Evette Esquibien 0298700028

Les ports abris

Onze escales toniques, de part et d’autre de l’étrave déchiquetée de la Pointe du Raz, pour approcher l’âme du Cap-Sizun en découvrant ces havres immémoriaux accrochés à flanc de falaise !
Ces petits ports aux installations sommaires, écrasés dans leur cadre grandiose et sauvage, vous parleront de farouches pilleurs d’épaves, de rudes marins, d’ardents résistants…

Les ports-abris du Cap-Sizun : le choc visuel de vos vacances !

De la pointe de Penmarch, qui s’affaisse à demi noyée dans l’océan, à l’altière Pointe du Raz, dressée au-dessus des courants et des gouffres, l’arc de cercle étiré de la baie d’Audierne offre peu d’abris aux marins surpris par les tempêtes atlantiques.
« Côte sauvage, inhospitalière, où l’on se croirait à mille lieues de toute contrée civilisée ; on n’y voit ni maisons ni cultures ; on n’y entend ni les chants des laboureurs, ni le bêlement des troupeaux, rien que le sourd mugissement des lames, le cri lugubre des goélands, la voix triste et douce des hirondelles de mer… » : ainsi le Cap-Sizun était-il encore décrit au début du 20e siècle par la plume ultra romantique d’un historien local.
Ici, pour survivre, depuis des millénaires, l’homme a dû hisser du haut des falaises sa pitance arrachée aux flots. Hisser les paniers de poissons ou les faix ruisselants de goémon. Hisser l’aubaine des épaves ou ses propres embarcations hors d’atteinte de vagues gigantesques.
Pourtant, dans cet environnement minéral extrême, il a su tirer parti de la moindre anfractuosité, de la plus petite crique, pour y développer ses activités maritimes, grâce à sa connaissance des vents et des courants et à sa maîtrise des techniques de navigation. Une parfaite adaptation au milieu a créé ici des installations portuaires originales, typiques de notre Penn Ar Bed.
Au fil des générations, ces ports-abris minimaux ont été aménagés avec ingéniosité : plates-formes étroites accrochées sur le vide, treuils et rampes abruptes, môles ou digues confondus dans la roche, sont venus compléter les atouts naturels de ces sites. Dans leur cadre démesuré et sauvage, leur fragilité n’est qu’apparente. Inspirez à pleins poumons et ouvrez grands les yeux : c’est du Cap-Sizun pur iode, un choc visuel qui ne vous laissera pas de granit !
Texte et photos Paul CORNEC

Pont-croix

Pont-Croix

Pont-Croix

Situé au fond de l’estuaire du Goyen, le port de Pont-Croix se trouvait à l’origine à Portz en Listri, « le port aux bateaux », en amont de Pennarhan où les cales et quais construits dans les années 1830, témoignent aujourd’hui de son activité passée.
Renommé pour ses foires, Pont-Croix avait le monopole des exportations des produits agricoles du Cap, particulièrement des grains, et importait principalement les vins de Bordeaux.
Admirer en amont, sur le pont de Kéridreuff, le superbe moulin à marée récemment restauré.

Porz Tarz

Porz Tarz

« Port des brisants », Porz Tarz se caractérise par son vivier naturel édifié sur des grottes marines, aménagées en bassin en 1883.
Sa crique accueillait autrefois une vingtaine de canots qui pêchaient homards, araignées de mer et poissons de la côte : vieilles, lieux, tacauds…

Le Loch

Le Loch

La grande tempête de 1886 incita à aménager l’anse du Loch en abri sous la protection d’un brise-lames. Ce port accueillant de nombreuses embarcations, il fut doté d’un canot de sauvetage à rames en 1908. Dominé par la chapelle de Notre-Dame de Bon Voyage, Le Loch abrite aujourd’hui une importante flottille de plaisanciers.

Porz Loubous

Porz Loubous

Porz Loubous

Haut lieu de la Résistance, ce « port aux oiseaux » offre du haut de ses falaises abruptes un vaste panorama sur l’océan et la côte sauvage. Dans cette crique discrète débarquèrent d’Angleterre de nombreux résistants dont le plus célèbre fut d’Estienne d’Orves.
Il y a peu, une vingtaine de langoustiers, armés par les équipages de Pennéac’h, relâchait en cet abri.

Feunteun Aod

Feunteun Aod

Feunteun Aod fut retenu comme site d’un port en eau profonde pour l’accostage des cargos qui devaient débarquer le matériel de la future centrale nucléaire de Plogoff. Devant l’opposition de la population capiste, ce projet fut abandonné.
Feunteun Aod est mentionné sur les portulans et les cartes marines pour sa fontaine d’eau douce. Les langoustiers capistes y relâchaient pour se ravitailler en eau douce au cours de leur campagne de pêche. Une flottille de canots basés à Feunteun Aod y pêchaient juliennes, congres et lieus qui, après séchage sur place, étaient commercialisés. Aujourd’hui, seule une activité de plaisance subsiste.

Bestrée

Bestrée

Abri le plus proche des phares de la Chaussée et de l’Ile de Sein, Bestrée était naturellement le point de départ pour le ravitaillement des Sénans et des gardiens de la Vieille et de Tévennec. Toujours actif, le port accueille l’été les pêcheurs locaux.

Le Vorlenn

Le Vorlenn

Le Vorlenn

Situé dans un cadre grandiose qui permet d’embrasser d’un seul regard la Pte du Raz, le phare de la Vieille, Sein, Tévennec et les falaises de la Pointe du Van, Le Vorlenn est le type même du petit port accroché à flanc de falaise. Selon la légende, c’est d’ici que jadis les âmes défuntes rejoignaient l’Ile de Sein dans le sinistre « Bag Noz », le bateau de nuit. De nos jours, cet abri facilement accessible par mer permet le débarquement des pêches îliennes et locales.
Jean-Louis le dauphin trouva l’endroit à son goût et y fut l’attraction locale pendant plusieurs années.

Porz Théolen

Porz Theolen

Porz Theolen

Caractérisé par la présence de deux amers qui servaient d’alignement pour les essais de vitesse des navires de la Royale, Porz Théolen, sur la magnifique baie de Douarnenez, offre une halte reposante et une baignade tonique à partir de sa plage. La présence, au milieu de la grève, d’un gros rocher, dissuade de tout mouillage prolongé et fait de Porz Théolen une simple escale temporaire. Nichée au pied de la falaise, une buvette pittoresque renommée au-delà de la vallée.

Brézellec

Brezellec

Brezellec

Face au Cap de la Chèvre, encerclée d’impressionnantes falaises de 70 mètres, la crique en eau profonde de Brézellec peut abriter les navires de gros tonnage et permet le mouillage en toutes saisons de nombreuses embarcations de pêche. L’escarpement des lieux a nécessité l’installation de moyens de manutention originaux, dont un va-et-vient aérien pour monter le produit de la pêche.

Lesven

Lesven

Lesven

Ce débarcadère, situé au fond d’une paisible échancrure, est encadré de deux promontoires rocheux couverts de landes rases et de bruyères. Dans ce cirque naturel se déroula les 25 et 26 août 1944 un ultime combat opposant les partisans FFI à un dernier carré d’occupants puissamment armés. Un monument commémore aujourd’hui cette action héroïque qui aboutit à leur reddition et les empêcha d’embarquer pour poursuivre le combat dans la presqu’île de Crozon.

Pors Poulhan

Porz Poulhan

Porz Poulhan

Pourquoi la Bigoudène de granit de Pors Poulhan, due au ciseau de l’enfant du pays René Quillivic, contemple-t-elle avec regret la crique la plus pittoresque du littoral plouhinécois ? Parce que le ruisseau de Kersandy, tel le Couesnon qui mit le Mont Saint-Michel en Normandie, offrit cette perle marine au Cap-Sizun et non à la Bigoudénie…

Rare refuge sur la côte sud du Cap, Pors Poulhan offre, à la fin du 19e siècle, son abri tout relatif à une douzaine de barques de pêche, rejointes, à la saison de la campagne sardinière, par de nombreuses chaloupes «étrangères». Directement exposé à la houle atlantique, cette anse naturelle gagne son statut de petit port à partir des années 1890, grâce aux aménagements successifs qui la transforment en un refuge plus sûr: cale, treuil pour tirer les embarcations au sec, feu d’approche en 1927. Dans la première moitié du 20e siècle, la flottille s’accroît très sensiblement (une cinquantaine d’unités en 1930) et se spécialise dans la pêche aux crustacés. Aussi, pour sécuriser la zone, une station de sauvetage y voit-elle le jour en 1926. Enfin, à partir de la décennie 1950, la construction en plusieurs étapes des deux môles, est et ouest, y réduit sensiblement l’impact des vagues, conférant à la crique sauvage du 19e siècle son image actuelle de carte postale, si typiquement bretonne.

Si la flottille du 21e siècle ne compte plus guère de professionnels et accueille presque exclusivement plaisanciers et autres retraités du cru, l’abri de Pors Poulhan conserve tout son charme, avec son animation estivale, ses terrasses où il fait bon s’attarder. Et, tout à proximité, l’atout de l’ensemble préhistorique majeur que constituent l’allée couverte éponyme, l’ensemble mégalithique du Souc’h, et la grotte effondrée de Ménez Drégan, datée de 450000 ans, devenue aujourd’hui site de renommée mondiale.

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