Le phare d’Armen en péril

Ce patrimoine tiendra-t-il les prochains hivers?

Photos prises pendant la construction du phare, nous pouvons observer les ouvriers munis de brassières, encordés, reliés au bateau.

Photos prises pendant la construction du phare, nous pouvons observer les ouvriers munis de brassières, encordés, reliés au bateau.

Le phare d’Ar-Men est l’un des phares les plus connus, en raison de son caractère isolé, des difficultés considérables qu’a présenté sa construction et du danger qu’il y avait à relever son personnel.

Photos prises pendant la construction du phare, nous pouvons observer les ouvriers munis de brassières, encordés, reliés au bateau.

Photos prises pendant la construction du phare, nous pouvons observer les ouvriers munis de brassières, encordés, reliés au bateau.

Considéré comme un lieu de travail extrêmement éprouvant par la communauté des gardiens de phare, il a été surnommé par ces derniers « L’Enfer des Enfers ». Il n’était pas rare que, dans des conditions difficiles de mer et de vent, on ne puisse pas relever les équipes tous les 15 jours comme de normal. Les coups de boutoir portés par la grande houle pendant les tempêtes faisaient trembler tout l’édifice et pouvaient faire tomber tout ce qui était accroché aux murs, rendant ces périodes particulièrement insupportables pour les gardiens.

Photos prises pendant la construction du phare, nous pouvons observer les ouvriers munis de brassières, encordés, reliés au bateau.

Photos prises pendant la construction du phare, nous pouvons observer les ouvriers munis de brassières, encordés, reliés au bateau.

Leonce Reynaud avait dit peu de temps avant sa mort ( 1880 ) : « Il faut se rendre à l’évidence on ne gagne jamais contre la mer ».

Ces paroles étaient prononcées un an avant l’inauguration du phare d’Armen en 1881.

Il considérait à l’époque que si le phare tenait un siècle cela releverait du miracle. 127 ans plus tard, le phare d’Armen aura resisté …

– à des milliers de tempête, à des ouragans dont celui de 1987

– à un grave incendie en 1923

– à l’occupation allemande

Mais voila,  un résultat décevant aprés 18 ans d’automatisation et un entretien quasi  inexistant à l’exception de la lampe bien entendu. Est-ce la seule partie interessante aux yeux des « Phares et Balises » ???

Il faudra sans doute que l’un de ces phares tombe pour  faire réargir les pouvoirs publics. La solution pour sauver ce patrimoine serait, peut-être, un partenariat entre l’Etat et les collectivités, ou encore le mécénat.

Pascal MOREAU

Le phare aujoud’hui

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  1. Monique Bonvarlet dit :

    Merci pour cet article. Je viens de voir le court-métrage avec Jean-Pierre Abraham en gardien à Aspen. Qu’en est-il aujourd’hui ?

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