La chapelle Ste Evette

Les Esquibiennois(es)

La Légende de saint Evette

La chapelle Ste Evette

La chapelle Ste Evette

A l’est de la pointe de Lervily ; le lieu où est bâtie la chapelle est dit Porz-Landrévet. Il s’agissait sans doute à l’origine d’une chapelle dédiée à Saint Démet.
Edifice de plan rectangulaire à chevet polygonal. En 1743, il menaçait ruine ; il fallut le reconstruire presque entièrement ; puis, en 1770, le clocher fut restauré ainsi que le pignon ouest, qui porte, au-dessus de la porte classique, une inscription.

L’autel, qui portait la date de 1775, a disparu. Dans le retable, peinture sur toile du Couronnement de Sainte Edwette : elle porte une couronne sur la tête, deux dans les mains, d’où le nom de la « sainte aux trois couronnes » ; dans le paysage, un port (Audierne ?). Un autre tableau de la sainte a disparu.
Statues anciennes en bois polychrome : Christ en croix, Sainte Edwette aux trois couronnes.
Près de la chapelle, stèle gauloise portant une cupule et des croix gravées.
Fontaine dans un petit chemin derrière la chapelle.
En mars 1841, le Recteur de la paroisse, Nicolas Queinnec, effectue des recherches pour trouver une explication au nom d’Esquibien, écrit au registre de la paroisse : « Esquibien » signifie « Les Evêques ». Mais pourquoi a-t-on ainsi appelé la paroisse ? C’est ce qu’on ignore.

A l’heure actuelle, plusieurs explications sont proposées :

Calvaire de Ste Evette

Calvaire de Ste Evette

La légende de Sainte Evette, la sainte aux trois couronnes, patronne des pêcheurs de la Baie d’Audierne, rapporte ceci : Sainte Evette se retirait dans les terres pour prier. Les habitants de la contrée étaient païens. Ceux du rivage, hommes tranquilles n’inquiétaient la sainte en aucune façon. Il n’en était pas de même des habitants de l’intérieur, qui, la voyant faire des signes de croix, l’accusaient de maléfices et la traitaient de femme de désordres et de sorcière. Ils la poursuivaient et la frappaient avec les fourches de fer qui leur servaient à jeter la lande dans les fours à pain.
Mais le seigneur opéra un miracle. Une nuit toute les fourches disparurent et cette disparition se renouvelait chaque fois qu’on voulait chauffer les fours au moyen d’instruments en fer. Et on ne pouvait plus se servir que de fourches en bois. Le nom en est resté aux habitants du lieu. On les appelle ‘Paotred Esquevien » ou « Esquevienis », c’est-à-dire « Les gens aux outils de bois » du mot « Escop », « Esqueb » : pelle – fourche ou instrumenten bois.

La fontaine de Ste Evette

La fontaine de Ste Evette

Esquibien pourrait venir de « Hesk Elen » qui viendrait de « Hesk » : tari et de « Aienen » ou « Ienen » : source d’eau vive qui sort de terre, fontaine, qui donne au pluriel « Aien » ou « Eien » soit « Fontaines taries ». Cette explication peut peut-être rejoindre l’existence du vieux village de Gannaeg qui possédait deux fontaines : une au sud (Feunteun San Onneau) et une au nord (An Doure) qui auraient pu se tarir quand le Gannaeg aurait lui aussi été ensablé (1111).

« Hesk » est aussi une sorte de glaïeul ou roseau dont les feuilles sont étroites, longues et dentelées comme une scie. Il existe un grand roseau « Hesk Braz » et un petit roseau « Hesk Bihen ».
Le conseil général, consulté pour définir un blason pour la Commune, s’est penché plutôt pour la traduction du pluriel de Eskop – Eskobien : Evêques, les terres de la paroisse ayant appartenu à une certaine épôque à l’évéché de Quimper.

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