Jacques Marie Guillou, un Audiernais de Polynésie

Texte et photos de Eugène Guidal

 

Jacques Marie Guillou

Jacques Marie Guillou

OCEANO NOX

OH ! COMBIEN DE MARINS, COMBIEN DE CAPITAINES

QUI SONT PARTIS JOYEUX POUR DES COURSES LOINTAINES

DANS CE MORNE HORIZON SE SONT EVANOUIS!

ON DEMANDE: OU SONT – ILS?

SONT- ILS ROIS DANS QUELQUE ILE?

NOUS ONT – ILS DELAISSES POUR UN BORD PLUS FERTILE?

PUIS VOTRE SOUVENIR MEME EST ENSEVELI.

Photo de famille de Jacques Marie Guillou

Photo de famille de Jacques Marie Guillou

Quand il écrivit ces strophes , Victor HUGO ignorait l’ aventure de l’ Audiernais Jacques GUILLOU.

Dans l’état civil de laMairie d’ AUDIERNE on lit l’ acte de naissance de JACQUES MARIE GUILLOU

Fils de François et d’ Anne TRIVIDIC à la date du 27 ème jour de VENTOSE an douze de la REPUBLIQUE (18 mars 1804).

Joseph GUEZNO étant Maire.

Aux archives du Service Historique de la MARINE à BREST la carrière de Jacques GUILLOU est ainsi consignée.

1826: embarque le 10 janvier comme passager avec solde sur la frégate ASTREE pour le service du bâtiment stationnaire aux ANTILLES.

1828: débarque le 19 janvier 1828 en permission, rentre de permission le 28 octobre, destiné le dit jour à la frégate LA GUERRIERE.

Passe sur la gabare LA LOIRE le 12 novembre.

Congédié pour dysnurie le 3 décembre étant atteint d’ une dysenterie chronique.

Embarqué le 22 décembre matelot sur le brick le RENARD , de BORDEAUX capitaine ROY.

1829: débarqué le 29 mai, embarqué le 18 juin matelot sur le navire LA POMPEE allant dans les mers du SUD (en fait le Pacifique sud selon la terminologie de l’époque) – rôle 1895.

Déserte à ARICA, port du CHILI Le 14 septembre.

Absent sans nouvelle suivant l’avis de l’Administration de BORDEAUX.

Cette désertion est consignée sur la feuille de renseignements d’ Audierne de 1839.

En tête de son dossier figure: DESERTEUR DU COMMERCE.

Et de ce fait, en pays étranger, il peut être réclamé par les agents diplomatiques, être détenu et gardé dans les prisons du pays.
QU’EST DEVENU Jacques GUILLOU APRES SA DESERTION?

Nous ne disposons pas de témoignage direct de sa part (il était illettré), mais trois personnages ont croisé son destin et la personnalité de Jacques était telle qu ‘ ils l’ont consignée dans leurs écrits.

DE QUELS AUTEURS S’ AGIT -IL?

Du père Honoré de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie ,à laquelle le Saint Siège confia l’ évangélisation de l’ Océanie occidentale en 1834.

Il rédigea un ouvrage monumental: «Mémoire pour servir l’ histoire de MANGAREVA 1834 / 1871».Cet ouvrage servit de base à l’ histoire des familles polynésiennes laquelle comprend deux chapitres consacrés à:

GUILLOUX Jacques ou Jacob (vers 1800 1876 )
GUILLOUX Daniel (1838 1902) son fils.

L’ origine et la nécessité du X rajouté au patronyme GUILLOU me sont inconnues.

De l’ Amiral DUMONT D‘ URVILLE découvreur de la Terre Adélie, avec les frégates L’ ASTROLABE et LA ZELEE.Il fit relâche dans l’ archipel des GAMBIER en 1838.

Dans le livre «VOYAGE DANS L’ OCEANIE»l’ Amiral et ses officiers nous offrent une description flatteuse du milieu de vie de Jacques GUILLOU.

Du frère convers Gilbert SOULIE besogneux bâtisseur d’ églises en pierre de corail, dans chacune des îles des GAMBIER .De 1834 jusqu’ à sa mort en 1863 , il tient un journal dans lequel perce une sympathie rugueuse envers Jacques GUILLOU .Le journal , rédigé en un français approximatif a été re-rédigé sous le titre:

«LA MISSION AU BOUT DU MONDE – LA FANTASTIQUE AVENTURE DES BATISSEURS DE CATHEDRALES DANS L’ ARCHIPEL DES GAMBIER»

La plupart des anecdotes citées dans cette note sont tirées de ce livre .Il va de soi que chacun de ces trois auteurs a porté un regard différent sur J. GUILLOU lequel s’ il en avait eu la possibilité en aurait fait tout autant.

MAIS OU A T’ IL ECHOUE?

Après sa désertion sur les côtes Chiliennes, Jacques embarque à bord de l’ AIMABLE JOSEPHINE goélette pratiquant surtout le commerce de la nacre (coquilles d’ huîtres perlières servant à la confection des boutons), puis pour une ou plusieurs raisons il mit «sac à terre» à MANGAREVA dans les GAMBIER.

Voulait – il commercer pour son compte?Craignait – il l’ agent consulaire français à VALPARAISO?

Il est très difficile en 2005 de se mettre à sa place.

Quoiqu’ il en soit, il fut bien inspiré de s’ arrêter aux Gambier, car peu de temps après tout l’ équipage de l’ AIMABLE JOSEPHINE fut massacré aux îles Fidji.

OU METTAIT-IL LES PIEDS?

Dans un groupe de 5 îles entourées d’ une ceinture corallienne situé à 1700 KM dans le sud-est de Tahiti , à 6000 KM de VALPARAISO.

Mais, ils n’ étaient que 2 européens (lui et son acolyte Marion ) dans une communauté de 2000 mangaréviens, vivants nus , parlant un langage vernaculaire , sans écriture. Le roi s‘ appelait MAPUTEA et d‘ après le père LAVAL arrivé plus tard , Jacques supportait difficilement son autorité.

S’ il a été accueilli comme les missionnaires l’ ont été , il a du:

-mettre son nez en contact avec celui des locaux et les frotter l’ un contre l’ autre.

-accepter la femme que lui a proposé le chef du village en guise de cadeau de bienvenue. Les missionnaires ont refusé cette offrande «opposée à la plus sainte de toutes les vertus», ils se sont éloignés en récitant le chapelet et ont failli perdre la vie car l’ affront était de taille.

Par la suite ainsi que Jacques l’ a raconté aux officiers de l’ ASTROLABE et de la ZELEE on lui a refusé en mariage 7 ou 8 filles , leurs parents ne voulaient pas que leur fille s’ allia à un Européen. Quoiqu’ il en soit un des premiers soucis du père LAVAL en 1834 fut de marier Jacques ainsi que son ami Marion.

Jacques épousa Célestine TOAMAGITI , «un type de femme forte», (dixit père LAVAL), ils eurent 10 enfants.

-S’ adapter à la nourriture locale: le fruit de l’ arbre à pain , fermenté dans des trous creusés dans la terre (en général, le goût aigre de ce produit fermenté répugne aux Européens).
COMMENT JACQUES A T IL ACCUEILLI LES MISSIONNAIRES

Il était installé dans l’ île depuis 4 ans quant apparurent les missionnaires.

Le père LAVAL le décrit comme un homme de peu de culture, il ne sait que signer son nom, mais c’est un bon chrétien breton ( merci de la part de tous les paroissiens de SANT RUMON ), qu’ il s’ empresse de marier et rédige un abrégé de curriculum – vitae « il aurait pu faire une grande fortune s’ il n’ avait été un grand buveur».De quoi? Combien?

-En fait les relations avec les missionnaires n’ étaient pas toujours au beau fixe .Le frère Gilbert intervient sur la fixation du prix de la nacre , le frère prenant le parti des plongeurs récolteurs et les incitait à ne pas accepter le plus bas prix (il n‘ est pas nécessaire d’ aller aux antipodes pour trouver un tel conflit): GUILLOU et MARION achetaient dix piastres le tonneau de nacre qu’ ils revendaient 500( je laisse la responsabilité des chiffres au frère GILBERT ) et ils reprochent aux missionnaires «d’ entraver leur trafic en instruisant les pêcheurs».

Profite-t il des leçons des missionnaires pour s’ instruire? C’ est peu probable .Mais comme il avait plusieurs années de présence à MANGAREVA, lorsque le père LAVAL commence la rédaction de son dictionnaire franco-gambier , Jacques ne pouvait que l’ aider.
QUELLES FURENT LES JOIES ET LES PEINES DE JACQUES A MANGAREVA

-Il eu 10 enfants, son fils Daniel lui succéda à la barre de la goélette locale

-Il maria une de ses filles avec un membre de la famille royale.

-Une de ses filles fut tondue pour la punir de son inconduite.

Pour les polynésiens, les cheveux étaient «tabou».

-Sa fille Anna, novice au couvent local entraîne 15 autres novices dans son départ.

-Son embarcation fut volée plusieurs fois par des jeunes fuyant la vie insulaire et voulant rejoindre TAHITI.

-Il perdit son ami le frère Gilbert en 1863.Jacques mourut en 1876 à l’ âge de 72 ans, par rapport à l’ âge de décès des missionnaires ,c’ est exceptionnel , l’ isolement des GAMBIER dégrada la santé mentale de plusieurs frères .Notre breton supporta cette solitude:il est vrai que sa nombreuse famille l’ occupait, mais que leur racontait – il de sa Bretagne natale?

-La gloire attendait Jacques un certain jour d’ août 1838 quand l’ amiral DUMONT D’ URVILLE et ses officiers visitèrent la «chaumière» de Jacques et de Célestine .Ils en firent une description très élogieuse: «3 pièces fort bien entretenues , agrémentées de fenêtres à vénitiennes .Il possède un mobilier simple mais bien tenu:un lit à rideau blanc, une cuisine, un hangar à nacre et un atelier de charpente de marine! Car Guillou marin qui embarqua parfois à bord des goélettes est également un commerçant intéressé par la nacre .Il avait beaucoup de marchandises, d‘ étoffes de rechange pour son commerce de perles».

-DUMONT D’ URVILLE trouve Célestine «accorte et assez bien tournée» .Son adjoint MAUREL l’ a dit «jeune et d’ un visage agréable», un autre officier en fait «une des plus belles filles de l’ île.C’était elle qui s’ occupait de la propreté de la cabane pendant que son mari allait à la pêche ou travaillait à un canot qu’ il construisait».

-Célestine portait une grande chemise en indienne à fleurs , serrée au cou ,(la fameuse robe mission) ,la qualité de ce vêtement excitait l’ envie de ses compagnes .Les œuvres de GAUGUIN nous permettent d’ imaginer Célestine.

-Toutefois , revers de la médaille , l’ Amiral Polytechnicien le traite de «franc ignorant» et ne fut pas satisfait de ses services de pilote .Pauvre Jacques: «l’ enthousiasme et les vagues avaient jeté notre embarcation contre la corvette».Mais une équipe de l’ ASTROLABE construisit un canot en remplacement.(dixit frère Gilbert).
JACQUES CHARPENTIER DE MARINE CAPITAINE AU LONG COURS

La mission ambitionnait de posséder sa propre goélette pour commercer avec TAHITI et surtout rechercher des lieux de pêche des coquillages car le gisement local s’ épuisait.

L’ occasion fut le naufrage de la goélette LE GLANEUR qui s‘ échoua sur les brisants en 1859.La reine MARIA-EUTOKIA acheta l’ épave et Jacques dirigea le chantier de reconstruction de la goélette rebaptisée MARIA-I-TE-AOPU.(soit Notre Dame de la Paix).

Mais au moment prévu pour le lancement du 16 Novembre 1861, la coque ne glisse pas sur son ber, la pente du terrain n’ étant pas assez forte.

Il fallut confectionner des rouleaux de bois , et le 26 novembre «la fête peut recommencer mais le doute se lit dans les regards».La goélette glisse à l’ eau ainsi que la reine qui assistait au lancement.

Jacques GUILLOUX assisté de son fils Daniel décide de tester la goélette dans le lagon à l’ abri de la barrière de corail, puis le 15 janvier: cap au large vers les atolls voisins, avec aussi une poursuite des fugueurs quittant l’ île pour aller à TAHITI.

Le frère Gilbert reconnaît «le talent du capitaine JACQUES et de tout l’ équipage».Tant pis pour le piètre jugement de DUMONT d’ URVILLE.
JACQUES CAPITAINE D ‘ARMES

Une des plaies du Pacifique était la rafle des jeunes à destination des mines du PEROU par de vrais navires négriers .N’ oublions pas que l’ Océan Pacifique était une zone de non droit international à l’ époque.

Les navires faisant relâche dans un lagon attiraient à leur bord des insulaires sous de fallacieuses promesses puis mettaient les voiles.

Un trois mâts péruvien «la SERPIENTE» mouilla à MANGAREVA en 1862 et commença «par demander de l’ eau pour poursuivre un voyage scientifique et commercial».Méfiant, Jacques monte à bord pour mieux examiner le navire et découvre de grands chaudrons , des issues fermées ainsi que les parties avant et arrière par des grilles .Pas de doute pour lui,: il s’ agit d’ un navire négrier. Jacques organise la résistance à l’ aide des gardes de la reine et capture l’ état major du trois mâts .Le père LAVAL arriva assez tôt pour empêcher le meurtre des Péruviens .Jacques fut menacé d’ une protestation devant le Consul de France de Valparaiso .
CHRONIQUE DE 44 ANS DE PRESENCE AU GAMBIER

Sa vie ne fut pas un long fleuve tranquille , les forces de la nature se déchaînant parfois.

-En 1837 un tsunami conséquence d’ un tremblement de terre ai Chili.

-Un orage de grêle en 1839 phénomène inconnu sous cette latitude .Jacques dut avoir beaucoup de peine pour l’ expliquer aux indigènes.

-Une tornade d’ une violence exceptionnelle en 1840

-En 1845 une dramatique épidémie de dysenterie décima la population des GAMBIER .Par contre l’ évolution de la société fut très spectaculaire.

-La poignée de main remplace le frottement des nez.

-Les pères fournirent du tissus aux indigènes pour cacher leur nudité, mais ils furent parfois mal compris car certains arrivaient à la porte de l’ église avec leurs habits sous le bras et les revêtaient avant d’ entrer.

-Jacques fit le commerce du tabac et de l’ alcool et fut de ce fait excommunié par le père LAVAL. Mais la famille GUILLOUX ne tarda pas à «revenir à résipiscence en rentrant dans les limites d’ une meilleure conduite».

-La succession du roi MAPUTEA se fit pacifiquement.

-Evidemment, le premier souci des pères fut «de renverser les faux dieux» et de brûler les statues (entre nous s’ils les avaient conservées l’ ordre des missionnaires serait à la tête d’ une fortune).La transition vers le catholicisme (à la mode locale) se fit pacifiquement car «la disparition de leurs tikis protecteurs ne produit aucun effet néfaste sur leur vie».Par la suite, le père LAVAL se lança dans un programme pharaonique de construction d’ édifices religieux dans l’ archipel, qui lui valut bien des avatars politiques.

-Le passage sous la tutelle française se fit pacifiquement , mais contrairement à une idée répandue le clergé fut réticent. Le père LAVAL répétait souvent:«on a beau avoir la force pour soi , on n’a pas le droit de s’ emparer du domaine du faible» et il ajoute: «il y a plus de gloire à protéger sans asservir».
DERNIERES ANNEES

Le frère Gilbert SOULIE mourut en 1863, de ce fait la chronique des GAMBIER rédigée par un homme simple à l’ esprit affûté et au grand cœur, s’ est arrêtée .

Son copain Jacques lui survécu 13 années , pendant lesquelles il ne resta certainement pas inactif d’ autant plus qu’ il était très bien intégré au sein de cette société insulaire.
DESCENDANCE POLYNESIENNE DE JACQUES GUILLOUX

Après la désertion de 15 novices entraînées par Anna GUILLOUX, le père LAVAL dans un moment de découragement , après quelques considérations peu charitables, écrivit «les métis sont plus audacieux que les indigènes ou que les européens».

Après une telle bénédiction que sont devenus certains enfants de Jacques et Célestine GUILLOUX.

-Son fils Daniel continue à piloter le MARIA-I-TE-AO-PU.

-Son fils Théophile, quitta les GAMBIER pour l’ île de RAIATEA, où il devint TA-VA-OA ( le maire de la commune d’ UTUROA).Un de ses descendants devint maire également: M. GUILLOUX-CHEVALIER Albert.

Jacques avait confié à DUMONT d’ URVILLE qu’ il envisageait d’ aller régner sur l’île inhabitée de MAROU-TEA, il ajoutait «alors, je finirai bien par être quelque chose».

Le flambeau de cette ambition fut repris par ses descendants car parmi eux il y a trois gouverneurs de la POLYNESIE FRANCAISE:

-SANFORD Francis époux de Rose la petite fille de Daniel.

-CARLSON Hans (ou Jean) époux de Clotilde, arrière petite fille de Théophile

-Et Gaston FLOSSE dont la mère prénommée Scholastique était la petite fille de Rose,

fille de Jacques GUILLOUX.

Eh oui! l’ arrière arrière-grand père de Gaston FLOSSE , gouverneur président de la Polynésie Française pendant 20 ans, courait sur la grève d’ Audierne il y a 200 ans.

Et maintenant que sont devenus les «cousins et oncles» de Jacques GUILLOUX restés au pays Breton?

-Son grand-père Daniel était de PLOUHINEC.

-Son père François Marie (1777 /1849) était d’ AUDIERNE , ayant épousé Anne TRIVIDIC de MAHALON.

-Il eut 4 frères Daniel (né en 1799), François (né en 1802), Alain Marie (curieusement inscrit LE GUILLOU 1807), Jean Louis Sébastien (né en 1810),

-Une sœur Marie Anne (née en 1815).

Ont – ils eu connaissance du destin de leur fils ou frère aux antipodes?

Jacques GUILLOUX s’ il en avait eu la volonté, aurait pu donner de ses nouvelles par l’ intermédiaire de l’ordre de missionnaires, lesquels rendaient compte régulièrement à leurs supérieurs résidant à VALPARAISO qui transmettaient à PARIS.

L ‘ a t il fait? Pourrait-on retrouver au fond d’ un tiroir une missive postée de la rue PICPUS à PARIS, couvent de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie.

Alors, «GUILLOU et collatéraux du CAP» remontez quelques branches de votre arbre généalogique, c’ est très facile car l’ état civil de la mairie d’ Audierne est bien tenu.

Vous gagnerez la satisfaction de savoir que vous avez de très nombreux cousins en Polynésie, mais ne rêvez pas, vous n’ hériterez pas d’ une île avec des cocotiers.

Eugène GUIDAL

Je remercie:

-Mon fils Hervé, qui lors de son séjour comme anesthésiste à l’ Hôpital de PAPEETE fût intrigué par la fréquence relative du patronyme GUILLOUX parmi ses patients .L’ un d’ entre eux lui fournit l’ Encyclopédie des familles Polynésiennes et il fut intéressé dès la première ligne

GUILLOUX Jacques ou Jacob (vers 1810 / 1876) marin et commerçant né à Audierne .

Monsieur Jean-Paul COATMEUR actuel maire d’ Audierne qui s’ étant souvenu avoir vu une plaque tombale portant l’ inscription: «GUILLOUX MARIN D’ AUDIERNE»

m’ a permis d’ entrer en relation

– Monsieur GUILLOUX Valentino résidant dans l’île de RAIATEA (6 ème génération issue de Jacques GUILLOUX) qui m’ a donné tous les éléments sur la visite de l’ Amiral DUMONT d’ URVILLE dans l’ habitation de son ancêtre .Il est très heureux de savoir qu’ un Audiernais ait retrouvé le chemin aventureux de son grand-parent.

-Charles RAOUL, mon ami d’ enfance, (petit -fils de Yvon patron du Saint NICOLAS) qui a visité l’archipel des Gambiers lors de son détachement au centre d’ expérimentations du Pacifique .Il m’ a signalé l’ existence du livre:LA MISSION DU BOUT DU MONDE du frère Gilbert SOULIE base du récit de la vie aventureuse de Jacques GUILLOUX.

Je m’excuse auprès de toi, JAKEZ-COUZ, pour t’avoir sorti de l’oubli. Que ton repos dans un cimetière marin polynésien soit aussi tranquille que celui de ton dossier à l’ INSCRIPTION MARITIME.

Sources

Mémoires pour servir à l’histoire de Mangareva. Ere chrétienne (1834-1871) par le R.P. Honoré LAVAL de la congrégation des frères de Picpus ( publication des océanistes et du musée de l’homme 1968) est consultable à la B.N.F.

Voyage au Pôle Sud et dans l’Océanie sur les corvettes l’Astrolabe et la Zélée par Jules DUMONT D’URVILLE 1837-1840 est consultable sur internet : voir site Gallica de la BNF Tome 2 1ère partie de la page 138 à 239.

La Mission du bout du Monde par le frère Gilbert SOULIE de la congrégation des frères de Picpus par Jean Paul DUBOIS – ISBN 2-907776-20-7 les Editions de Tahiti 2002.


Généalogie de Jacques Guillou par Charles Raoul

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  1. Frida Tiare Guilloux Rochette epse Mataoa dit :

    je suis très partagée avec les renseignements que je viens de lire sur l’histoire de mon 6eme grand-père portant le nom de Allain Jacques Guilloux et mon nom est Mme Frida Guilloux Rochette travaillant à la genealogie de l’Eglise de Jesus Christ des Saints des Derniers Jours en Polynesie.
    Pour moi, je maintiens que mon ancêtre Allain Jacques Guilloux est bien son nom.
    Que le 13 germinal de l’an sept de la république française ——- le 02 avril 1799 est né Allain Jacques Guillou sans x à la base.
    Biographie faite par l’anthropologue Jacques Sauvage au sujet de mon ancêtre
    Ses parents sont: Laurent Guillou né vers 1761 à Pont-Croix, Bretagne France et de Marie Mercourt, née vers 1766 à Plouhinec, Bretagne. Voilà quelques renseignements que je peux partager avec vous;
    Au plaisir de recevoir de vos nouvelles.

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